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Editorial
de Jean-Luc Marty au numéro spécial de Géo
consacré à Tintin (2000) |
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D’abord
l’enfance. Celle des bandes dessinées, celle de Tintin. Et tout
de suite, le voyage à travers des noms, sur des couvertures : Le
Temple du Soleil, L’Etoile mystérieuse, Le Lotus bleu…
Mieux qu’une destination de tour operator, des titres comme des mystères,
certes exotiques, mais riches d’aventures, de personnages, d’atmosphères.
Un
tour du monde, vrai et faux. Donc, un tour de force. Celui d’avoir fait
exister des pays qui n’existent pas (la Syldavie), d’avoir anticipé
les grands thèmes du siècle (nature, énergie, médias,
idéologies), même s’il a succombé à la tentation
ethnocentriste (Tintin au Congo), bref, d’avoir été
vivant.
Alors,
nous sommes repartis sur les traces des voyages de Tintin. Avec, pour chacun
d’eux, l’envie de vivre pour de vrai ce qu’Hergé avait dessiné
pour nous faire rêver. Et de fait, revisiter ce siècle que
nous quittons définitivement. Nous transformer en Tintin n’a pas
été le plus difficile. Rentrer à la maison, oui. En
attendant de rouvrir les albums pour mieux repartir… |